Le maternage intensif

Publié le par Madame

Une fois n'est pas coutume, je :

1/ me suis réveillée à 5h47 (trop bien, j'ai à moitié pourri ma journée au lieu de finir tranquillement ce rêve où je faisais du tourisme en Argentine)

2/ vais en profiter pour écrire un article sur un sujet qui n'a rien à voir avec les conflits (quoique...)

 

Tout d'abord : comment mon cerveau déglingué a-t-il réussi à inventer la ville de Punta Maya en Argentine ? Parce que, j'ai vérifié, Punta Maya, ca existe au Panama. Et au Vénézuéla. ->

Mais je n'ai jamais pu en entendre parler, c'est trop petit...

 

Enfin bref. Je vous égare...

 

Alors, ce matin, on va parler du maternage compulsif. Pardon. Intensif. Ou encore proximal (vous êtes sûres ? c'est moche quand même, proximal)

Il y a quelques jours, j'ai lu ça : Maternage intensif

 

Jusque là, je me sentais plutôt bien, contente qu'un aussi grand magazine que Le Monde fasse un sujet sur le portage et l'allaitement. La fin de l'article m'étonne un peu : on dirait qu'après avoir opté pour la neutralité les journalistes tiennent à proclamer que trop de proximité avec son enfant c'est mal. Rappelez-vous  : Fumer tue. Bientôt, on tatouera les gosses à la maternité avec ce slogan : "le cododo rend dingo".

 

Parmi vous il y en a peut-être qui s'étonneront d'un tel sujet sur un blog d'un couple qui n'arrive déjà pas à avoir des rapports sans se disputer, et qui donc n'a pas d'enfants (ben oui, moi, la dispute tue ma libido), mais figurez-vous que mes enfants (les futurs) je les fantasme beaucoup, et j'ai déjà des théories dessus.

Mon premier adage, c'est : "foutez la paix aux parents."

Mon second, c'est : "foutez la paix aux parents."

 

Vous voyez : Parents, je vous ai compris.

 

Sans avoir beaucoup d'expérience en la matière, certaines choses me paraissent d'un total bon sens, à savoir : porter l'enfant contre soi si possible tant qu'il n'est pas trop lourd ou trop chiant, allaiter tant que la mère et l'enfant le désirent (bon il y a des limites aussi hein), dormir avec le gosse si on pense qu'il en a besoin.

Ce qui ne veut pas dire que je ne voudrais pas me débarrasser de la sangsue morveuse qui pourrira ma couette et me collera au téton.

J'ai une copine qui a sevré sa fille à 3 mois (retour au boulot) et une autre qui a été allaitée par sa mère jusqu'à 5 ans. Vous avez bien lu : 5 ans. J'en connais d'autres qui n'ont jamais allaité ou qui ont laissé leur enfant de 4 mois seul à la maison le temps d'une course. Pour rappel, mon premier adage, c'est : "foutez la paix aux parents."

 

Regardez plutôt ma petite sélection des réactions (des abonnés) à l'article dont je vous parle :

 

"Ce maternage au giron de la mère ne peut qu'être un palliatif aux angoisses maternelles sans aucun rapport avec l'enfant qui est instrumentalisé aux dépens de la construction de sa personnalité et de son autonomie. Un animal comblerait avantageusement le manque de la maman sans porter préjudice à l'avenir de ce futur adulte, élevé dans la fusion et la dépendance, pratiques qui l'empêcheront d'accéder au stade adulte et au bonheur autonome, ainsi qu'à la confiance en soi d'un adulte responsable."

 

"Je pense que le maternage intensif doit devenir la règle générale. Instinctivement, un bébé est fortement lié à sa mère qui lui permet de vivre et de se sentir en sécurité. La présence maternelle le rassure, et évite l'anxiété facteur de trouble psychologique. Le détachement des dernières décennies entre la mère et l'enfant est un évolution sociale négative, j'en suis persuadé, pour le développement des nouveaux-nés."

 

"On a toujours pris aux Américains -tout en les détestant- ce qu'ils avaient de pire. Le respect de l'enfant de ne pas être instrumentalisé ne compte pas dans cette vision d'un maternage et paternage fusionnels, sans égards pour les besoins réels de l'enfant et pour sa liberté future. L'enfant n'appartient pas aux parents, même dans la période de sa vie où il ne peut pas se défendre! Il vaudrait mieux prendre un animal que de réduire ainsi l'enfant à un bouc émissaire des manques des adultes."

 

"miam miam, le plaisir de la têtée n'est pas fondée sur le nourrissage mais sur l'excitation sensuel de l'enfant qui pose tendrement sa bouche sur les têtons de la mère... L'enfant est un pervers polymorphe disait Freud, d'autres parlent de l'innoncence de l'enfance. Qui a raison ?"

 

"Le besoin d'attachement ne justifie pas un corps à corps permanent. l'enfant a besoin de faire l'expérience de la solitude pour se découvrir, se calmer, rêver. Le maternage intensif répond le plus souvent aux besoins des parents plus qu'à ceux de l'enfant, voire à leurs angoisse (de mort, de séparation). Certains permettent à leurs enfants de grandir sans eux, mais d'autres ont bien du mal après des périodes de fusion. Ainsi se crée la dépendance."

 

"Rien qu'on observant autour de moi celles qui pratiquent le maternage intensif, je remarque tout de même qu'au niveau de l'enfant ensuite c'est souvent la cata : pas du tout autonome, capricieux, non partageur. C'est un délire de bobos qui veulent se prouver qqch. Et puis il faut arrêter de vouloir faire tout comme les mammifères : si les dents poussent, c'est bien pour s'adapter à une nourriture solide !!!"

 

"Notre bébé a bientôt dix ans, et nous avons appliqué quelques règles de bon sens. Il dormait avec nous au sortir de la maternité, dans la chaleur de ses parents. C'est lui qui a sevré sa mère à neuf mois. Il dort encore dans notre chambre, et en partira lorsqu'il en aura envie... Il est équilibré, dort sans cauchemars, est le premier de la classe dans toutes les matières, connaît le tableau de Mendélieff quasi par coeur (entre autres). Et c'est toujours un petit enfant qui aime sa mère..."

 

"Un bon coup de pied au cul, c'est le meilleur moyen de commencer dans une vie qui elle ne fera pas de cadeaux. J'ai eu une collègue qui appellait sa mère tous les jours, et dont l'appart jouxtait celui de ses parents. Bonjour l'émancipation..."

 

Bon, et encore, j'ai pas recopié tous ceux qui le méritaient... et ce sont des abonnés du monde, hein ...

 

J'ai un petit truc à répondre à tous ces commentaires édifiants :

 

J'ai 2 chats : la première, une petite chatte de 2 ans et demi, est la maman du second, un gros matou d'1 an et demi. Le gros matou tête encore sa mère et elle le laisse faire du cododo. Je n'ai pas d'enfants, on ne peut donc m'accuser de rien.

Publié dans Divers

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Commenter cet article

Roxane 28/01/2010 20:48


Désolée, je fesse pas le bouc, sinon j'empiète sur mon quota vital de sommeil. Je me le suis interdit, les blogs, c'est déjà une fameuse drogue (je vous aime (presque) toutes)


Madame 29/01/2010 15:36


T'inquiètes, j'ai déjà du mal à alimenter un blog, alors un groupe fb...


Roxane 27/01/2010 16:46


Foutons la poaix à tout le monde oui.
Mais un peu de bon sens et de juste milieu dans tout ça n'a jamais tué personne. Chaque enfant est différent, a des besoins différents. Répondre à ces besoins, c'est le rôle des parents. Fantasmer
ces besoins, non. Se laisser phagocyter, non plus.


Madame 28/01/2010 10:19


On va atteindre les 10 dans le club ! de quoi faire un groupe facebook... vous me suivez ?


La Mère Joie 22/01/2010 13:27


Que les enfants surtout nous foutent la paix ! :-D
Excellent article au passage.


Madame 22/01/2010 17:53


Ouuuuh je rougis !  Merci !


Jane 22/01/2010 03:33


Pour ce qui est de rêvé d'un endroit qu'on ne connait pas...
Je crois que c'est Werber ou Coelho qui disait que l'être humain sait déjà tout... simplement il utilise pas sont cerveau à 100% Dans les rêves certaines connaissance refond surface inconsciemment
;)
Juste un p'tit truc comme ça que j'avais envie de te partager :)
Bonne nuit!


Jane 22/01/2010 03:31


Pour ce qui est de rêvé d'un endroit qu'on ne connait pas...
Je crois que c'est Werber ou Coelho qui disait que l'être humain sait déjà tout... simplement il utilise pas sont cerveau à 100% Dans les rêves certaines connaissance refond surface inconsciemment
;)
Juste un p'tit truc comme ça que j'avais envie de te partager :)
Bonne nuit!


Madame 22/01/2010 08:30


Merci Jane !
C'est ca qui m'intrigue : comment ai-je pu inventer ne serait-ce que le nom de la ville, Punta Maya ? Je ne parle pas espagnol, je n'ai jamais été en amérique du sud, et les punta maya que j'ai
trouvé sur google sont bien trop petits pour que j'ai pu en entendre parler...